Publié dans Actualités

Être blogueuse littéraire… et dyslexique!

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui me tient à cœur: les troubles DYS (dyslexie, dysphasie, dyscalculie..) . Et pour cause, je suis moi-même dyslexique!

Depuis quelques années, la dyslexie est l’excuse à la mode pour toutes les personnes incapables de faire une phrase sans faute… Sauf que dans ce cas la, il s’agit de dysorthographie et non de dyslexie. Dommage!

livreNB

En France, de 6 à 8 % de la population serait dyslexique. Je dis bien « serait » car on a malheureusement tendance à cataloguer « mauvais élève »  un enfant qui aurait quelques difficultés… sans penser à lui faire passer des examens.

Pour ma part, ma dyslexie ne me dérange pas du tout… A part quand je dois lire un texte à l’oral. C’est alors un vrai festival qui commence… Je saute des lignes sans m’en apercevoir (même pas je me dis que la phrase est bizarre…) ou les mots changent de place sans mon accord. A l’école, les professeurs pensaient que je faisais l’idiote… Bah non.

Et pour la lecture?

Alors la, les choses se corsent… Surtout quand je lis de la fantasy ou un roman qui se passe dans un pays étranger… Les noms des personnages ou des villes n’ont alors rien à voir avec ceux que je vois habituellement. Et donc, mon cerveau décide carrément de changer les lettres de place. Le pays Gwendalavir (Ewilan de Pierre Bottero) devient Gwenladavir et une héroïne appelé Proserpine devient Prosperine. Je suis également incapable de vous dire si le héros de Molière s’appelle Sganarelle ou Snagarelle.

Je viens de découvrir que l’univers crée par Raymond E.Feist s’appelle Mikdémia et non pas Mikadamia (un peu comme les noix de macadamia…). Des exemples comme ça, j’en ai plein d’autres…

Le pire, c’est que très souvent, je préfère le nom que j’ai « arrangé »…

Et la dysorthographie?

Par chance, la dysorthographie ne m’a jamais touché… Jusqu’à maintenant! J’ai quitté les bancs de l’école il y a maintenant 3 ans… et du coup, je n’écris plus quotidiennement avec un stylo. Depuis, c’est devenu une catastrophe… J’oublie une lettre sur trois (on dira que c’est de la prise de notes sténo…). Je ne fais plus la différence entre les n et les r. Alors quand je dois faire un petit résumé d’un dossier pour un collège… Soit je me concentre à fond… Soit je tape tout  à l’ordinateur!

Depuis… j’écris mes petits romans, j’écris mes chroniques, je lis plein de livres… Et je remercie celui qui a inventé l’ordinateur!

Alors, si jamais un jour je vous dédicace mon livre…

Ne vous étonnez pas de voir qu’il manque une ou deux lettres!

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7 commentaires sur « Être blogueuse littéraire… et dyslexique! »

  1. Très intéressant et très encourageant ! Mon cousin étant dyslexique/ dysorthographique, je m’inquiète souvent de son avenir. Son niveau lecture/ écriture est très faible et l’handicape beaucoup.
    N’ayant jamais été confronté à ce trouble avant lui, j’avoue parfois perdre patience et prendre son retard de niveau comme un manque de travail et de volonté.
    Dur dur..
    En tout les cas, bravo et félicitations pour ton roman !
    Anne.

  2. Je suis exactement dans le même cas 🙂
    Je réarrange les lettres des noms des personnages et ne m’en rends compte que lorsque quelqu’un me dis, à l’oral, le « bon » nom.
    Et le pire ce sont les chiffres: est ce qu’on m’a dit 748, 874 ou 487?
    A l’écrit pour moi cela se manifeste, comme toi, lorsque j’écris à la main; je commence un mot au milieu et puis il me faut ajouter la première lettre, que j’ai oubliée. A l’ordi je tape aussi les lettres dans le désordre et je me relis donc toujours!

  3. Ca m’arrive aussi de changer le nom des personnages, mais je m’en rend compte. Enfin j’imagine que toi aussi si tu nous en parles.
    En tout cas pour l’oral ça doit être pénible, et l’écrit… vive l’ordinateur tu dois être soulagée parfois.
    Dans ma fac ils sont en train de faire une étude sur l’adaptation des dyslexiques et des dysorthographique dans le milieu universitaire. Et aussi ils travaillent sur des méthodes pour « détecter » des étudiants qui n’ont pas été diagnostiqué « dys » dès l’enfance. C’est un travail qui me paraissait bien mais je n’ai pas pris le temps de plus m’y intéresser. En tout cas les « dys » sont pris bien plus au sérieux. C’est rassurant 🙂

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